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Politiques agricoles, TIC et milieu rural au Burkina Faso: une revue de littérature

Introduction

Au Burkina Faso, le secteur rural occupe une place prépondérante dans l’économie nationale. Ce secteur constitue la principale source d’emplois et de revenus pour plus de 80% de la population active. Les activités agricoles participent environ à hauteur de 40% à la formation du PIB (agriculture, élevage, foresterie et pêche).
De nombreuses politiques agricoles ont été élaborées au fil des années par l’Etat burkinabè afin de booster le développement de ce secteur.
En effet, en allant du programme d’ajustement du secteur agricole (PASA) à la stratégie de développement rural (SDR) en passant par la stratégie de croissance durable des secteurs agricole et de l’élevage et la lettre de politique de développement rural (LPDR), le Burkina Faso ambitionne à terme réduire de façon considérable la pauvreté rurale.
Aussi, depuis quelques années l’essor fulgurant des TIC et leur diffusion rapide dans le milieu rural ont convaincu les gouvernants à étudier dans quelles mesures ces TIC peuvent contribuer à l’atteinte plus rapide des objectifs visés.
Ce rapport fait tout d’abord le point des différentes politiques agricoles au Burkina Faso, les visions et stratégies ainsi que le bilan de leur mise en œuvre, ensuite un état des lieux sur les caractéristiques générales du développement du milieu rural burkinabè est présenté et enfin une évaluation de l’utilisation des TIC dans la promotion du développement économique rural au Burkina Faso est faite.

1ère  PARTIE: LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT RURAL AU BURKINA FASO: LE SCHEMA DIRECTEUR DU SECTEUR RURAL


I.                Les objectifs généraux de développement du secteur


Le gouvernement du Burkina Faso a mis en œuvre une série de reformes visant à créer les bases d’une croissance accélérée en améliorant les conditions de vie des populations et en développant une agriculture durable.
Au niveau de l’agriculture, les principales politiques et stratégies se sont traduites successivement par le Programme d’Ajustement Structurel Agricole (PASA), la stratégie de croissance durable des secteurs agricole et de l’élevage et par la nouvelle stratégie de développement rural à l’horizon 2015. Parallèlement,  le pays a adopté depuis 2000 le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) qui vise à assurer une croissance économique durable, équitable et de qualité. Cette stratégie a fait l’objet d’une révision en 2003.
Aujourd’hui, les CSLP ont laissé place à la Stratégie de Croissance  Accéléré et de Développement Durable (SCADD) et cela depuis la dernière révision du CSLP intervenu en 2009. La SCADD, tirant les leçons des expériences du Burkina Faso, se veut être une stratégie de développement durable où l'Etat et le secteur privé, de même que la société civile, jouent dans un cadre partenarial renforcé des rôles complémentaires de moteur de la croissance et de réduction des inégalités dans la répartition des fruits de la croissance nécessaire à la gestion durable des ressources environnementales nationales.
Cette vision se traduira notamment par l'accessibilité équitable des Burkinabè : (i) à des infrastructures économiques en nombre suffisant et de qualité (routes, équipements de transformation, TIC, énergie) ; (ii) aux services sociaux de base (santé, éducation, eau potable et assainissement) ; (iii) à une sécurité alimentaire et nutritionnelle et (iv) à un niveau de revenu décent dans un cadre de vie sain.

Pour ce qui est du volet spécifique relatif au monde rural, la vision du développement rural tel que retracée dans le document de stratégie est celle d’ « un monde rural moins pauvre, jouissant d’une sécurité alimentaire durable grâce à l’accroissement des productions agricoles, pastorales, halieutiques, forestières et fauniques ».
Ainsi, suite à l’élaboration de la Lettre de Politique de Développement Agricole (LPDA) en 1992, le gouvernement du Burkina Faso a élaboré et adopté en mai 1992 un Programme d’Ajustement du Secteur Agricole (PASA) qui s’est traduit globalement par un ensemble de réformes et de mesures de désengagement de l’État des activités productives au profit des opérateurs privés. Les objectifs du PASA sont (i) la modernisation et la diversification de la production, (ii) le renforcement de la sécurité alimentaire et (iii) l’amélioration de la gestion des ressources naturelles.
De 1992 à 1996, la première phase du PASA a porté essentiellement sur la libéralisation de l’économie dans le secteur agricole et la réorganisation des services agricoles. A l’issue de cette période, le gouvernement s’est engagé à partir de 1996, dans la formulation d’une stratégie de croissance durable des secteurs de l’agriculture et de l’élevage.
Les grands objectifs de la stratégie de croissance agricole sont :
-        Accroître la production agricole de 5 à 10% par an au cours des 10 prochaines années ;
-        Contribuer à une croissance des revenus des exploitants agricoles et des éleveurs d’au moins 3% par personne et par an ;
-        Créer les conditions favorables à la disponibilité et à l’accessibilité des populations à une alimentation suffisante et équilibrée assurant une couverture des besoins caloriques de 2500kcal/personne/jour et une consommation de viande et « équivalent viande » de 21kg/personne/an ;
-        Généraliser la gestion durable des ressources naturelles par les communautés rurales.

II.            Les domaines d’intervention prioritaires


Pour l’élaboration de la stratégie de croissance agricole, le gouvernement du Burkina Faso a procédé à la réalisation d’un diagnostic approfondi des secteurs de l’agriculture et de l’élevage en juillet 1997. Ce diagnostic a débouché sur l’élaboration du Document d’Orientation Stratégique (DOS en décembre 1997) et du plan stratégique opérationnel (PSO en octobre 1999) qui traduit ses orientations en cinq (5) programmes prioritaires et six (6) filières.
-        Les programmes prioritaires transversaux concernent : la fertilité des sols, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la modernisation de l’agriculture, le soutien aux producteurs/opérateurs et à leurs organisations et l’appui institutionnel ;
-        Les six filières sont : les céréales (sorgho, mil, maïs, riz), le niébé, les tubercules (ignames et patates), le coton, les fruits et légumes et les oléagineux.

III.             Les orientations stratégiques


L’objectif global de la SDR à l’horizon 2015 est [1]d’« assurer une croissance soutenue du secteur rural en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion d’un développement durable ».
Les principaux enjeux et défis identifiés pour le développement du monde rural sont de (a) renforcer la sécurité alimentaire, (b) augmenter les revenus des populations rurales, (c) assurer une gestion durable des ressources naturelles et (d) responsabiliser les populations rurales en tant qu’acteurs de leur développement.
Pour cela huit (8) principes directeurs et sept (7) axes stratégiques ont été identifiés
Principes directeurs
Axes stratégiques
1)     la promotion de la bonne gouvernance,
2)     le développement du capital humain,
3)     le renforcement du processus de décentralisation,
4)     la gestion durable des ressources naturelles,
5)      la prise en compte de l’approche genre
6)     la réduction des disparités régionales
7)     le recentrage du rôle de l’État et la responsabilisation des organisations professionnelles, des collectivités locales et des opérateurs privés
8)     le renforcement du partenariat entre l’Etat et  les autres acteurs qui interviennent dans le développement du monde rural.

1)        Accroître, diversifier et intensifier les productions agricoles, pastorales, forestière, faunique et halieutiques ;
2)        Renforcer la liaison production/marché ;
3)        Accroître et diversifier les sources de revenus ;
4)        Améliorer l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement ;
5)        Assurer une gestion durable des ressources naturelles ;
6)        Renforcer les capacités des acteurs et créer un cadre institutionnel favorable ;
7)        Promouvoir l’approche genre en vue d’améliorer la situation économique et le statut social des femmes et des jeunes en milieu rural.

Source : regroupé par l’auteur à partir du Document de stratégie de développement rural

IV. Bilan de la mise en œuvre


Les reformes mises en œuvre dans le cadre du PASA, ont concerné principalement deux volets : (i) la libéralisation de l’économie dans le secteur agricole et (ii) la réorganisation des services agricoles.
Selon l’analyse de Ouédraogo Souleymane[2] (2007), la libéralisation de l’économie dans le secteur agricole a abouti à la libéralisation de la commercialisation et des prix des produits agricoles (céréales traditionnelles, riz, graines oléagineuses) et à la privatisation de la quasi-totalité des entreprises publiques intervenant dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. A cela s’ajoute la suppression de la subvention sur les intrants agricoles déjà effective avant l’adoption du PASA.
La réorganisation des services agricoles qui s’est traduite par le recentrage des fonctions de l’État à travers la mise en place des structures déconcentrées, a été effective. Cependant elle n’a pas atteint ses objectifs en raison de l’insuffisance de ressources humaines en quantité et en qualité qui a largement limité les missions régaliennes surtout dans le domaine de l’appui - conseil et du suivi – évaluation.
Ces reformes ont eu pour conséquences entre autres une baisse des activités, voire un dépérissement des entreprises évoluant dans le secteur agricole, une exacerbation des contraintes de production agricole (approvisionnement en intrants et en équipements agricoles, commercialisation des produits agricoles). En effet, les acteurs non étatiques (organisations paysannes, opérateurs économiques, producteurs individuels, etc..) étaient insuffisamment préparés pour prendre la relève immédiate de l’État et le transfert accéléré de certaines fonctions, à l’occasion de la privatisation de sociétés publiques.
Quant à la stratégie de croissance durable du secteur agricole, La mise en œuvre  a été assurée soit directement à travers les différentes interventions du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques (MAHRH), soit indirectement à travers les projets, les programmes (PNGT et PNDSA), ou dans le cadre des différents plans d’actions. Les principaux plans qui ont été mis œuvre au cours de la dite période sont : le plan d’actions pour la filière riz (PAFR), le plan d’actions pour le financement du monde rural, le plan d’actions pour l’émergence des OPA et le programme d’appui institutionnel.
Pour ce qui est de la stratégie de développement rural, sa mise en œuvre récente ne permet pas de tirer déjà un bilan.

2EME PARTIE: CARACTERISTIQUES GENERALES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE RURAL AU BURKINA FASO


I.                La situation agricole au Burkina Faso, y inclus quelques statistiques
La situation agricole du Burkina Faso peut s’analyser d’une part à travers l’évolution des superficies et des principales cultures et d’autre part à travers l’évolution des niveaux de production.
Les superficies cultivables au Burkina Faso, sont estimées à 10 millions d'hectares (soit environ 30% de la superficie totale du pays). Seulement 3,5 à 4 millions d’hectares (soit le tiers) sont effectivement cultivées chaque année.
Les principales cultures sont :
-       Les céréales (sorgho, mil, maïs, riz et fonio) qui occupent près de 88% des superficies cultivées selon les années ;
-       Les légumineuses et les tubercules dont les principales cultures sont le niébé, le voandzou, la patate douce, l’igname. Elles occupent de très faibles superficies (environ 2% des emblavements annuels) ;
-       Les cultures de rente (coton, sésame, arachide, soja et canne à sucre) qui constituent des cultures d’exportation ;
-       Les cultures maraîchères (principalement la tomate, l’oignon et le haricot vert) et fruitières (principalement la mangue). Seuls le haricot vert et la mangue sont exportés vers l'Union Européenne.
L’agriculture au Burkina Faso est dominée par le système pluvial. Seulement 24 000 ha environ de terres, sont irrigués pour un potentiel irrigable de 233 500 ha dont 130 000 ha en maîtrise partielle de l’eau et 30 000 ha en maîtrise totale de l’eau. Les cultures irriguées sont le riz, la canne à sucre et les cultures maraîchères. Le riz est cultivé dans les périmètres irrigués. Le maraîchage est pratiqué également dans les périmètres irrigués et aussi dans de petits potagers individuels notamment en zone périurbaine. Ces dernières années, on assiste à la promotion de la culture de maïs irrigué (en saison sèche) à travers la petite irrigation.
Les statistiques de la Direction Générale de la Prévision et des Statistiques Agricoles (DGPSA) nous donnent une idée de l’évolution des différentes productions agricoles.
Ainsi, au cours de la période 1995-2005, la production céréalière a progressé à un rythme moyen de 4,63% l’an, supérieur au taux de croissance annuelle de la population qui est de 2,4% l’an. Elle est essentiellement tirée par le maïs qui a connu une augmentation continue de la production de 10,67% en moyenne l’an et par le mil qui a progressé de l’ordre de 5,87%. Concernant les autres cultures vivrières, la plus grande augmentation revient à la patate douce dont la production est passée de 12 607 tonnes en 1995 à 70 815 tonnes en 2005 (soit un taux de croissance annuel moyen de 21,53%). La production du niébé a également progressé au rythme moyen de 6,67% l’an tandis que celle du vouandzou a baissé au rythme de 4,21% l’an au cours de la même période.
Quant aux cultures de rente, la croissance spectaculaire revient au coton qui est passé de seulement 150 451 T en 1995 à plus de 700 000 tonnes en 2005, soit un taux de croissance annuel moyen de 12,41% pour la dite période. Les productions d’arachide, de sésame et de soja ont également progressé à un rythme supérieur à 4% l’an renforçant l’élan de diversification des cultures dans les systèmes de production agricole au Burkina Faso.
D’une manière générale, l’augmentation de la production est due à l’accroissement des superficies révélant le caractère toujours extensif de l’agriculture Burkinabé et la nécessité d’intensifier les systèmes de production.

II.              Les contraintes et potentialités du milieu agricole au Burkina Faso


De nombreuses études ont analysé les contraintes et les potentialités du secteur agricole au Burkina Faso. D’une façon générale, ces études retiennent  les éléments ci-après :

Contraintes
Potentialités
L’insuffisance, l’irrégularité et la forte variation spatio-temporelle des précipitations avec une tendance à la baisse 
La prédominance du mode de production extensive avec le faible niveau d’intensification et de mécanisation des exploitations 
La faible liaison production - marché (faible valorisation des produits agricoles et le problème de la commercialisation des produits agricoles) 
Les fortes pressions démographiques sur les terres agricoles
L’exode rural qui prive certaines régions agricoles de leurs bras valides 
Le faible niveau des revenus ruraux et les difficultés d’accès au financement bancaire 
Les pesanteurs socioculturelles qui tendent à marginaliser les jeunes et particulièrement les femmes dans la société rurale
La faible fonctionnalité de certaines organisations des producteurs
Insuffisance de formation des producteurs agricoles 
La faible valorisation des résultats de la recherche agricole
L’insécurité foncière liée au régime foncier traditionnel
La dégradation des ressources naturelles et la baisse de la fertilité des sols 
L’enclavement du pays et ses conséquences sur le niveau des coûts des transports internes et externes
L’insuffisance de la maîtrise de l’eau  
Des possibilités pour l’irrigation sous-exploitées, seulement 12% des surfaces irrigables étant équipées
Des systèmes de production perfectibles
Une population particulièrement jeune (58% en dessous de 20 ans), ce qui représente un atout considérable pour l’avenir 
Une structuration dynamique des populations paysannes et des filières agricoles
Les concertations entre les différents acteurs des filières


III.            Les flux financiers

Le financement de l’agriculture au Burkina Faso est assuré en partie par l’Etat, les partenaires techniques et financiers et les institutions financières privées.
En général, les financements de l’Etat se font  sous forme de projets et programmes. L’état apporte une contribution en ressources propres et le reste des financements est trouvé sous forme de prêts, de dons et/ou de subventions notamment par des institutions internationales ou des pays par le biais de collaboration. On peut scinder les dépenses provenant du budget de l’Etat en deux catégories à savoir les dépenses de fonctionnement (agents, eau, électricité, etc.) et les dépenses d’investissement (construction de barrages, ….). La part du secteur rural dans le budget vaut en moyenne 25%.
Quant aux institutions financières privées, leur contribution est essentielle dans la mesure où elles interviennent directement au niveau des producteurs. On dénombre de plus en plus d’intervenants dans ces secteurs. Les domaines financés sont divers et vont de l’équipement à l’aide à la commercialisation. D’une manière générale on note que ces structures font de l’épargne – crédit mais aussi du crédit direct ou du préfinancement de production.  Les principales structures sont,
-       la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB, ex-CNCA), banque spécialisée issue d’une approche « banque agricole de développement » ;
-       la Banque Régionale de Solidarité (BRS-Burkina) qui a financé de nombreuses coopératives dans la région des vallées ;
-       les dispositifs de financement indirect, qui recouvrent les crédits octroyés par les sociétés agro-industrielles aux groupements de producteurs, dans le cadre de filières intégrées ;
-       les Institutions de Micro – Finance (IMF).
Enfin, on a les partenaires techniques et financiers. Les projets et programmes de développement rural au Burkina sont acquis soit par prêt, soit par dons ou subventions auprès des partenaires financiers. 
Le montant des projets et programmes en cours du secteur de l’agriculture s’élève à plus de 640[3] milliards de FCFA. Plus d’une trentaine de Partenaires Techniques et Financement (PTF) interviennent dans le financement de ces programmes. Les plus importants sont : la Banque Mondiale , la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la coopération Danoise (DANIDA), l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Islamique de Développement (BID), le Fonds Koweïtien pour le Développement Economique Arabe (FKDEA), la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), la Banque Ouest Africaine de développement (BOAD) etc.

IV.            La diversité des filières agricoles

Le document de Plan Stratégique Opérationnel (PSO) a permis d’identifier six filières de production végétale considérées porteuses : les céréales, le niébé, les tubercules, les fruits et légumes, les oléagineux et le coton. Le riz est dissocié des céréales sèches et constitue de ce fait une filière à part entière vu son importance.
En sus de ces filières, les filières sylvo – pastorales et de pêche sont d’une grande importance pour le Burkina Faso. Il s’agit surtout de la filière bétail/viande, la filière lait, la filière avicole, la filière cuirs et peaux, la filière bois-énergie, la filière gomme arabique et la filière poisson.

V.             Les principales opportunités pour la promotion des filières agricoles


Le tableau ci-après synthétise pour chaque filière agricole, les éléments d’opportunités de promotion.
filières
Opportunités de promotion
La filière céréales traditionnelles
Produit de grande consommation (70% des ménages) bénéficiant d’un soutien de l’Etat et des PTF.
Possibilité de croissance de la demande du fait du taux de croissance démographique
La filière fruits et légumes
Existence d’un fort potentiel de terres aménageables (plaines de Bagré et du Sourou)
Marché porteur surtout avec les pays européens
La filière oléagineux
Trois produits très porteurs (sésame, arachide et karité) avec une forte demande mondiale
Filière importante pour la lutte contre la pauvreté car concerne directement les femmes et les enfants
La filière niébé
Demande de plus en plus croissante aussi bien national qu’international
Démographie, urbanisation et changements des habitudes alimentaires sont favorables au niébé
La filière riz
Production nationale couvre seulement 30% de la consommation
Demande existe et est croissante, seulement 10% des terres cultivables sont effectivement mises valeur
Grande avancée dans la qualité des recherches sur le riz
La filière coton
La demande mondiale est très forte. Mais la forte variabilité des cours mondiaux constituent la principale crainte
Le Burkina Faso exporte 98% de la fibre produite vers des pays asiatiques et européens
Absence de grande filatures et d’usines textiles de grande importance en Afrique de l’Ouest.

3EME PARTIE : EVALUATION DE L’UTILISATION DES TIC DANS LA PROMOTION DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE RURAL AU BURKINA FASO

I.                Les utilisations des TIC dans le secteur agricole


Le développement des Technologies de l’information et de la Communication et ses usages tous azimuts n’ont pas échappé au monde agricole qui s’en est emparé dans des domaines multiples pour améliorer son univers. En parlant des TIC, on pense généralement à des nouvelles technologies: ordinateurs, Internet, téléphonie mobile, et autres. Mais il faut noter que les TIC incluent également des moyens pour la diffusion comme la radio et télévision. Et que les TIC peuvent être combinés avec des moyens d’information et de communication plus classiques comme les réunions physiques, les documents imprimés (journaux, dépliants, magazines, brochures, etc.), les tableaux d’affichage, le théâtre, etc.
Mis à part les scientifiques et les chercheurs, le secteur agricole compte une grande variété d'acteurs et de parties prenantes, comprenant les agriculteurs, les acheteurs, les agents de vulgarisation, les décideurs et les consommateurs finaux. À chacun de ces intervenants correspondent divers besoins et utilisations en matière de TIC, le dénominateur commun étant le partage et l’apprentissage de connaissances.
Les TIC sont d’une grande importance pour les organisations paysannes. En effet les agriculteurs ont généralement besoin d’informations sur les prix du marché, les prévisions météorologiques, les facilités de transport, les installations de stockage, les cultures et les maladies du bétail, ainsi que des conseils généraux en matière d'agriculture. Ces informations peuvent être fournies par le TIC de diverses manières.
 Dans le secteur agricole du Burkina Faso les TIC sont utilisé dans divers domaine notamment :
-       La diffusion d’information sur les prix et les stocks agricoles
-       La Visibilité et le marketing des produits 
-       Les échanges et le partage entre les producteurs
-       L’information et la sensibilisation des producteurs sur
les différentes techniques culturales

Utilisation des TIC pour la diffusion d’information sur les prix et les stocks agricoles

L’étude sur l’état des lieux des TIC dans le milieu rural réalisé par Ouédraogo et al. (2008) montre qu’il existe quelques systèmes d’informations sur les prix et les stocks de produits agricoles au Burkina qui utilisent les outils TIC à savoir des plates formes électroniques. L’objectif principal de ces systèmes est de permettre aux gouvernements et aux populations de mieux anticiper sur les fluctuations des prix et des produits, et d’ainsi contribuer à la sécurité alimentaire:
Comme exemple on a au Niveau national : La SONAGESS, le Bulletin électronique Afrique Verte, l’initiative TV KOODO, Le tradepoint de l’ONAC et la  plateforme m-mobile
Au niveau régional, nous avons les initiatives comme Tradenet, Manobi et MISTOWA.
L’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) possède également un dispositif qui s’appelle système d’information agricole régional (SIAR) dans le cadre de la politique agricole de l’Union.
Les producteurs utilise également le  téléphone surtout le mobile pour la recherche des marchés et pour s’informer sur le prix des produits agricole. La télévision et la radio sont également des outils TIC utilisé pour la diffusion d’information sur les prix et les stocks agricoles.
Mais il faut noter qu’il ne suffit pas d’avoir accès aux prix des marchés pour mieux commercialiser pour cela, il faut développer une compréhension plus profonde des mécanismes qui dirigent les marchés, de l’évolution des prix, des besoins des consommateurs, des motivations des acteurs sur les marchés etc. Il s’agit en général d’un travail en longueur. Ce travail est fait au Burkina par des structure tel que  Aprossa AV Burkina Faso ; CIR-B, Burkina Faso ; CIC-B, Burkina Faso.

Utilisation des TIC pour la Visibilité et le marketing des produits agricoles

En matière de visibilité et de marketing des produits du monde agricole, les TIC utilisés au Burkina par les producteurs sont les sites web, les dépliants, et les brochures.  Il faut noter que le Burkina comme la plupart des pays reflétant les mêmes physionomies sociales et économiques restent à la traîne pour plusieurs raisons : les acteurs sont très nouveaux sur le terrain des TIC ; il est coûteux de créer une plateforme web et l’expertise locale est rare.
On remarque en revanche que de plus en plus d’organisations construisent des sites webs, mais il existe beaucoup de lacunes dans la conception et  le suivi des plateformes webs.

Utilisation des TIC pour la Traçabilité et la  certification des produits agricole

Les producteurs utilisaient des   fiches et de cahiers pour assurer la traçabilité de leur produit surtout au sein des OP  qui veulent commercialiser. De nos jours plusieurs organisations paysannes numérisent leurs données dans des bases de données comme Access ou des tableurs comme Excel. Exemples : FEPPASI, APPROSA Afrique Verte Burkina
Certains OP ont commencé à utiliser des GPS pour mieux déterminer la superficie et la position exacte des champs de production. La formation à l’utilisation du GPS est relativement simple.  Exemple : Song Taaba (Productrices de Karité) au Burkina. L’association arrive grâce à cela à avoir la certification plus facilement de ses produits et à commercialiser à l’extérieur.

Utilisation des TIC dans les échanges et le partage de connaissance  entre les producteurs

Plusieurs outils TIC sont utilisés par le monde agricole pour échanger et partager leur connaissance. Ce sont entre autre :
Le téléphone
Le téléphone (fixe et mobile) est de plus en plus le moyen de communication le plus utilisé dans les  l’échanges entre producteurs de différentes structures faîtières. Mais il faut noter que  le téléphone mobile devient progressivement le moyen de communication le plus utilisé dans le monde agricole  compte tenu du fait que les réseaux couvrent plusieurs localités.
Plusieurs structures faitières ont opté pour le système de la flotte qui est un abonnement collectif à un service télécom, qui permet aux abonnés de téléphoner entre eux gratuitement ou à prix bas (il existe différentes modalités).  C’est une option  intéressante pour différents types d’organisations, qui veulent favoriser la communication entre membres/élus, entre différentes zones d’intervention, voire même entre différents acteurs des chaînes de valeur.
Les centres de services multifonctionnels
Les Centres de Service multifonctionnels  sont des endroits qui remplissent déjà des fonctions relatées aux besoins des OP, tels que lieu de réunion, lieu de stockage, siège administratif et représentatif, lieu de transformation, lieu de vente de produits etc., et que l'on équipe en ordinateurs (avec ou sans connexion). L’avantage de cette combinaison de fonctions est que la durabilité est mieux assurée, et que le centre peut aider à renforcer le niveau d’organisation des OP
On a l’exemple  de la Maison de Promotion de Karité (MIPROKA) de Song Taaba conçue pour renforcer les compétences des productrices de Karité au niveau local ainsi que leur accès à l’information et la communication, et pour promouvoir la consommation des produits locaux par la population locale.

Utilisation des TIC pour l’information et la sensibilisation des producteurs sur les différents thèmes liés au secteur agricole

Plusieurs outils TIC sont utilisés par le monde agricole pour informer et sensibiliser les producteurs. Ce sont entre autre :
Les émissions radio et les théâtres forum
Les émissions radio et les théâtres forum sont utilisées en général pour informer et sensibiliser les producteurs à la base. Ces  moyens de communication sont très efficaces et ont un impact considérable sur les producteurs et conduisent à des changements de mentalité et d’habitude. Ce sont  également des instruments qui permettent de toucher un plus grand nombre de producteurs à la fois.
On a deux types de radio qui sont utilisés par le monde agricole au Burkina à savoir :
 La radio Nationale  qui couvre une large partie du territoire et Les Radios communautaires qui sont des radios de proximité et jouent un rôle très important dans la diffusion d’informations pertinentes dans les zones rurales. La proximité augmente en plus la confiance envers l’information diffusée. Exemple : radio Pag la yiri à Zabré
La télévision
La couverture et l’impact de la télévision à beaucoup augmenté les dernières années. Pour la diffusion de certaines informations, elle semble même mieux placée que la radio l’image parle. Les producteurs utilisent ce moyen de communication pour faire passer certain message.
Exemple : l’émission TV-Koodo animée par des marionnettes, et qui combine des prix sur les marchés avec des informations pertinentes pour les producteurs.
Le monde agricole utilise aussi bien la télévision nationale que les Télévisions commerciales privées.

II.              Les opportunités d’utilisation des TIC dans la promotion du développement économique rural

Les avantages de l’utilisation des TIC par le monde agricole sont nombreux à savoir : Rapidité de transfert des informations d’un point à un autre, facilité de stockage, baisse des coûts, possibilité de travail à distance et de travailler à plusieurs, grande interactivité et disparition de la notion de l’espace physique
Les applications sont très diversifiées et on peut dire qu’il ya très peu de domaines qui peuvent échapper aux TIC. Néanmoins, le plus important est d’avoir en tête un modèle économique et ne pas seulement utiliser les TIC pour la forme et comme un phénomène de mode.

Les TIC peuvent être utilisées dans de nombreux domaines et peuvent servir à de nombreuses fins. L’utilisation des TIC  dans le monde agricole peut contribuer à la professionnalisation des OP et à l’amélioration de leurs performances. Elles aident à la mise en œuvre effective des programmes d’activités. 

L’on peut constater en général que si les producteurs ont accès à des informations pertinentes et qualitatives relatées à leurs méthodes de production, à leurs stocks et aux marchés qu’ils visent, ils peuvent augmenter leurs niveaux de production et obtenir des meilleurs prix pour leurs produits.

Conclusion

Ce rapport a permis dans un premier temps, d’analyser l’évolution des politiques agricoles au Burkina Faso dans leurs orientations stratégiques, leurs domaines d’intervention prioritaires ainsi que les bilans de leur mise en œuvre. Dans un deuxième temps, les caractéristiques générales du monde rural au Burina Faso ont été analysées en mettant l’accent sur la diversité des filières agricoles ainsi que les opportunités de promotion de ces filières. Enfin, la dernière partie du rapport a fait une évaluation de l’utilisation des TIC en milieu rural en termes non seulement des usages que l’on trouve déjà sur le terrain mais aussi en termes de possibilités d’usage.
Ce que l’on peut retenir c’est que le monde rural occupe une place importante dans toutes les stratégies de développement au Burkina Faso (CSLP, SCADD)  si bien que de nombreuses politiques sectorielles ont été élaborées au cours des différentes années à l’endroit du milieu rural. Egalement, les TIC sont de plus en plus utilisées dans le milieu rural et commencent à se présenter comme de véritables opportunités pour l’accélérer le développement de ces zones.
BIBLIOGRAPHIE
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HESA, CEDRES, 2004. Projet de Recherche TASIM-AO. La commercialisation vivrière paysanne au Burkina Faso, 57p.
MAHRH, 2005 : préparation du programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP), Ciblage des filières et de la zone d’intervention du PAFASP
MCPEA, 2006 : Balance Commerciale et commerce extérieur, période 1997-2002, 279p
Ministère de l’Agriculture, 1996. Lettre de Politique de Développement Agricole Durable, 16p.
Ministère de l’Agriculture, 1999 : Stratégie de croissance durable du secteur de l’Agriculture : Plan stratégique opérationnel (PSO), janvier 1999.
Ministère de l’économie et de développement, 2004 : Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, janvier 2004, 134p.
Ministère des ressources animales, 1997. Note d’orientation du plan d’action de la politique de développement du secteur de l’élevage au Burkina Faso. 47p.
Ouédraogo Sylvestre, 2011, Rapport e-services pour le développement du monde rural, MPTIC
OUEDRAOGO Souleymane (2007), Etude portant sur la situation actuelle de l’Agriculture en Afrique de l’Ouest : Monographie de l’Agriculture du Burkina Faso


[1] Document de stratégie de développement rural à l’horizon 2015, Burkina Faso (2004)
[2] OUEDRAOGO Souleymane (2007), Etude portant sur la situation actuelle de l’Agriculture en Afrique de l’Ouest : Monographie de l’Agriculture du Burkina Faso

[3] Statistiques de 2008


Source: revue réalisée par Inoussa TRAORE

Table Ronde connect 4 change


Les 13, 14 et 15 Juillet ont eu lieu à Léo une table ronde organisée par l’Alliance Connect 4 Change (C4C).
Cette table ronde placée sous le thème de “les TIC et le Développement Economique Rural ” a été l’occasion de rassembler une trentaine de participants membres de Structures anciennes partenaires de l’Institut International de la Communication pour le Développement (IICD) ainsi que de nouvelles cibles. Elle a également vu la participation des autorités locales.
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Mme Miep LENOIR Chef de Programme IICD (à gauche), Mme Téné SIA/KONDE répresentante du haut commissaire de la région de la Sissili (au centre), M. Rigobert YAGO 2ème Adjoint au Maire de la commune de Léo (à droite)
L’alliance C4C est la fusion de six (06) ONG dont IICD, Text to Change, AKVO, Edukans, ICCO, et Cordaid. Cette alliance se veut partenaire Technique et financier des personnes du monde rurale afin de contribuer à leur développement.
En effet, IICD, pendant, en gros huit (08) ans a été l’un des premiers partenaires à soutenir le monde agricole à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour leur développement. Cependant, le projet précédent a pris fin et IICD avec cinq (05) autres partenaires reviennent avec de nouvelles ambitions pour le monde agricole au Burkina.
Cette table ronde a donc été l’occasion d’expliquer aux participants la vision de C4C, ses acquis, sa façon d’agir. Elle a également le lieu de présentation de nouvelles idées de projets par les Structures participantes. L’un des objectifs essentiels de cette table ronde est de“sensibiliser sur le rôle de l’information et de la communication dans le secteur rural ” a expliqué Mme Miep LENOIR. 
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Un groupe de travail en pleine reflexion
Présentation de rapport d’Etude assurée par M. Sylvestre OUEDRAOGO, Travaux de groupe, Présentations de scénarios par les participants, Sessions de plénières ont été au cœur de cette table ronde. 
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Photo de famille des participants
Un atelier technique sur la question qui était prévue trois (03) semaines après cette table ronde s’est tenue les 9, 10, 11 et Août dernier à Ouagadougou.
Source: Burkina-ntic

Utiliser les services TIC comme outils de Développement Economique et Social


Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), ont rapidement conquis l’Afrique, l’on ne le dira jamais assez. Conçus au départ pour les citadins comme nous le croyions, les TIC ont aujourd’hui touché le monde rural plus qu’au delà de notre entendement. Au Burkina Faso, par exemple, des partenaires techniques et financiers aux opérateurs de téléphonies mobiles, les intérêts sont portés vers les zones rurales du pays. Cependant, tient-on compte des besoins réels des populations de ces zones rurales lors de l’élaboration des plans stratégiques, des outils et services TIC qui leur sont offerts ? Pour trouver une réponse à cette inquiétude, nous avons rencontré M. Jean-Marie Blanchard, Consultant indépendant dans le domaine des TIC et Développement local, Expert en conseil stratégique et opérationnel, Formation sur mesure. 
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M. Jean-Marie BLANCHARD au Burkina Faso
Yam Pukri (YP) : Quelle est la raison de votre présence au Burkina Faso ?
Jean-Marie Blanchard (J-M B) : Je suis au Burkina dans le cadre de différentes missions. Rencontrer les acteurs du secteur Tic tel que les régulateurs et j’en profite pour échanger avec les spécialistes de Tic et agriculteurs sur les systèmes d’accès à l’information en zone rurale.
YP : Parlant de TIC et développement, comment intervenez vous dans ce domaine ?
J-M B : J’interviens en conseil stratégique auprès des décideurs (Ministères des Tic, les régulateurs, les opérateurs et également auprès des petites et moyennes entreprises soit du secteur Tic soit des zones rurales). J’essaie de passer dans les pays au besoin, et je profite de l’occasion qui m’est offerte d’être ici pour rechercher des partenaires locaux. L’idée est d’utiliser les services TIC comme outils de Développement Economique et Social.
YP : Pouvez-vous nous dire quels sont les partenaires locaux que vous avez rencontré ?
J-M B : Je viens de rencontrer un représentant du groupe Tic & Agriculture, plus précisément M. Ferdinand OUEDRAOGO de IABER avec qui j’ai discuté sur les systèmes d’informations en zone rurale au Burkina.
YP : Que pensez-vous de l’évolution des Tic en Afrique et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest ?
J-M B : Premièrement, les deux faits majeurs sont : l’expansion du Téléphone mobile et les motivations des opérateurs pour couvrir les zones rurales. La conséquence pour les consommateurs est que les zones rurales seront bientôt couvertes à 80%. Le deuxième point que j’évoque maintenant est malheureusement moins rose. C’est le développement marginal d’Internet. Ce n’est pas 10% de la population Africaine qui utilise Internet comme on le dit mais seulement 1 ou 2% qui l’utilise. Les raisons de ce faible taux d’utilisateur se rapportent aux très mauvaises qualités des liaisons et à l’absence de contenu et services adaptés sur Internet. Il faut qu’il y est des contenues Africains ou Burkinabè.
YP : Nous savons que les Tic apportent sa part de contribution au développement des ruraux et pourraient mieux faire. Selon vous, comment peuvent-elles être plus profitables au monde rural ?
J-M B : Les Tic seront vraiment utiles lorsqu’il y aura des services et contenus adaptés sur la santé, la manière d’utiliser les pesticides, en gros, des informations utiles au quotidien.
YP : Quel est votre ambition ou projet pour le monde rural Africain ?
J-M B : Mon ambition est de développer un système d’information adapté pour le monde rural raison pour laquelle j’ai tenu à rencontrer M. Ferdinand OUEDRAOGO pour échanger les plateformes qui existent déjà telles qu’Essoko.
YP : Quand pensez-vous que votre système sera prêt afin que toutes les cibles puissent en bénéficier ?
J-M B : Je ne sais quand ça sera effectif, pour le moment, je travaille sur le projet, et je cherche des partenaires aussi bien techniques que financiers.

Sur ce, toute l’équipe de Yam Pukri souhaite bonne chance à M. Blanchard pour cette belle initiative et lui réitère ses remerciements. 
Source: Burkina-ntic

4e école d’été de la francophonie : vers un réseautage plus poussé de la jeunesse francophone à travers le portail jeunesse.


Du 19 au 25 Juillet 2011 s’est tenu au palais des congrès de Nouakchott, la quatrième école d’été de la francophonie sous le thème « Jeunesse, migrations internationales et développement dans l’espace francophone ». Ce sont au total une centaine de participants choisis parmi plus de 400 candidatures venus de toutes les régions de la francophonie qui se sont retrouvés à Nouakchott.
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Les jeunes participant entrain de lire leur serment à la cérémonie d’ouverture
Etaient également présents à l’école d’été les responsables de la francophonie et des experts pour l’animation des ateliers thématiques. Parmi les responsables, on pouvait noter la présence du conseiller spécial du secrétaire général de la francophonie, le Directeur de la jeunesse de la francophonie, le représentant du Directeur général de l’ISESCO et le secrétaire général de la CONFEJES. Quatre ateliers thématiques que sont « le droit des migrants », « l’entreprenariat », l’environnement » et « la coopération au développement des TIC » étaient à l’ordre du jour. Les jeunes participants se sont retrouvés chacun dans un atelier. L’atelier qui retient notre attention dans cet article est celui de « la coopération au développement des TIC » auquel nous avons participé. Animé par l’experte Nnenna Nwakana (nnenna.org) cet atelier a eu pour mission entre autres de réfléchir à la question suivante : comment faciliter le réseautage de la jeunesse francophone à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les participants ont ainsi passé en revue les différents outils et plateforme existants allant des groupes de discussions aux sites portail en passant par les réseaux sociaux. Après cet exercice, les jeunes ont convenu de faire du site portail jeunesse de la francophonie (www.jeunesse.francophonie.org) une véritable plate forme d’échanges et de réseautage de la jeunesse francophone. Pour cela, ils ont formulé des recommandations visant à rendre le portail plus performant et plus convivial. A la fin des travaux de l’atelier, des certificats de participation ont été remis aux jeunes participants.
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Photo de groupe des participants à l’atélier TIC
Réalisé par Inoussa TRAORE, Economiste chargé de projets à Yam Pukri, jeune participant burkinabè à la 4e école d’été de la francophonie.

Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet : Lagos 2011


Le Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet s’est tenu cette année à Lagos au Nigéria du 27 au 29 Juillet 2011. 

Placé sous le thème « La promotion du modèle multi-acteurs pour le développement de l’Internet en Afrique », la rencontre a vu la participation effective de plusieurs pays ouest africains que sont : le Nigéria, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, le Ghana, le Libéria, et le Benin.
De nombreux experts et acteurs de l’Internet étaient aussi présents. Ainsi le forum a vu la présence de représentant de l’ICANN, de l’ARC et de Diplo foundation.

Le Burkina Faso était représenté par l’Association Yam Pukri qui assure la coordination nationale des activités sur la gouvernance de l’Internet.
Les discussions ont duré trois jours et ont conduit les participants à la rédaction d’une déclaration finale qui sera publiée sur le site www.waigf.org
Le premier jour du forum a été consacré aux restitutions nationales. Les représentants des différents pays ont ainsi été invités à présenter leurs rapports d’activités 2010-2011. La deuxième journée a été dominée par les exposés des différents experts invités à prendre part au forum. Enfin, la rédaction du communiqué final précédée d’une séance de brainstorming ont été à l’objet du troisième jour. 

Sous la présence effective du secrétaire général du Ministère de l’information et de la communication du Nigéria, la cérémonie de clôture du 3e Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet est intervenue le Vendredi 29 Août 2011 à Lagos.
Inoussa TRAORE, Représentant de Yam Pukri au Forum

Mon curriculum vitae

Etat Civil
Nom : Traoré
Prénoms : Inoussa
Date et lieu de naissance: Né le 02 octobre 1985

Sexe    : Masculin
Nationalité: burkinabè
Situation matrimoniale: Célibataire


Statut professionnel

Consultant, Chargé d’études, de recherche et de formation à Yam Pukri

Spécialités

Economie et Gestion des Entreprises d’économie Sociale et solidaire (Coopératives, groupements, associations et ONG)
Macroéconomiste (Monnaie, finance, Banque)
Management des projets de développement







Adresse :

Tél. : (0226) 50-37-39-74
Cél :  (0226) 71-19-30-49
Mail : inoussa5891@yahoo.fr

Domaines de compétences


—    Gestion et management des entreprises d’économie sociale et solidaire
—    Modélisation économique et Analyse économétrique
—    Dépouillement, Traitement statistique et analyse de données socio-économiques
—    Suivi- Evaluation des projets et programmes;
—    Elaboration et exécution de projets de recherche et recherche action
—    Economie des Technologies de l’Information et de la Communication

Aptitudes


—    Travail sous pression
—    Sens des responsabilités
—    Flexibilité dans les approches
—    Habitude de travail en équipe
—    Capacités communicationnelles

Expériences Professionnelles

Depuis Novembre 2008 :
Chargé d’études, de recherche et de formation à l’Association  Yam Pukri.
Consultant socio-économiste et en évaluation de projets
De septembre à Novembre 2007 et de Avril à Mai 2008 : Stage de 04 mois  à la Banque régionale de solidarité du Burkina (BRS-Burkina)
Etudes et travaux de recherche à Yam Pukri
  • Etude sur le rôle économique et social du secteur informel des TIC en Afrique de l’Ouest et du Centre, sur financement CRDI.
  • Recherche-action sur les chaînes de valeur karité et le développement pro pauvres pour le Réseau Karité des Femmes du Burkina (REKAF), financé par LEI Wageineigen.
  • Evaluation ex ante du projet « développement d’un service économique » pour REKAF.
  • Etude sur les e-services pour le développement du monde rural pour le compte du ministère des postes et des TIC du Burkina Faso.
  • Evaluation du projet Portail sur les initiatives de développement au Burkina Faso
  • Réalisation de plusieurs bases de données.

Recherches Universitaires


Octobre 2007 : Rapport de stage : Etude de satisfaction auprès de la clientèle de BRS-Burkina

Décembre 2008 : Soutenu un mémoire sur le thème « Essai de caractérisation du profil de la clientèle cible de la BRS-Burkina : Cas des clients du secteur des TIC », Mention Très bien.

Juillet 2010 : Soutenu mon mémoire de DEA/Master du Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire en Economie sur le thème « Les effets des technologies de l’information et de la communication sur la croissance économique au Burkina Faso », Mention Très bien.

Formations

Mars 2008 : Formation sur les outils de la micro finance, formation assurée par la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB)
Juin 2010 : Formation sur l’approche CASE (Systèmes et Entreprises Agricoles Compétitifs) formation assurée par IFDC (Centre international pour la Fertilité des sols et le Développement agricole)

Cursus scolaire et universitaire


Décembre 2010 : Inscription en première année de Thèse de Doctorat unique au laboratoire d’Analyse et de Politique Economique (LAPE) du Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherches Economiques et Sociales de l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Ouagadougou.
Septembre 2010 : Inscription en Master Professionnel « Management des Projets de Développement, Innovations et Sociétés » au 2ie en collaboration avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Septembre 2010 : Obtention du diplôme d’Etudes Approfondies en Macroéconomie Appliquée spécialité Economie monétaire bancaire et financière (DEA/Master du NPTCI), Mention Très bien. (Vice major)
Aout à Octobre 2009 : Participé au campus commun des cours à option à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, option Economie Monétaire Bancaire et Financière, Mention Bien.
2007-2008 : Maîtrise en Economie et Gestion des Entreprises d’Economie Sociale et solidaire, Mention Bien, Major de la promotion.
2006-2007 : Licence en Economie et Gestion des Entreprises d’Economie Sociale et solidaire, Mention Assez bien
2005-2006 : DEUG II en Sciences économiques et Gestion, Mention Assez bien
2004-2005 : DEUG I en Sciences Economiques et Gestion, Mention Assez bien
2003-2004 : Baccalauréat série C, Mention Assez bien

 

 

Connaissances Informatiques

Logiciel de traitement de texte (bonne connaissance)        : Word
Tableur           (bonne connaissance)                                   : Excel
Logiciels statistiques (bonne connaissance)                         : SPSS et Epi info

Logiciel de gestion de projet (bonne connaissance)            : Gantt project et Ms Project                        
Logiciel économétrique (bonne connaissance) : Eviews et Stata
Autres                                                             : Power Point et Internet

Langues

Français          : Lu, parlé et écrit.
Anglais           : Lu, parlé (passable) et écrit.
Dioula             : Lu et Parfaitement par
Autres
Chargé de Travaux Dirigés de Statistique à l’Unité de Formation et de recherche en Sciences Economiques de l’Université Ouaga II.
Formateur  en Suivi-évaluation de projets, Gestion Axée sur les Résultats et logiciel de gestion de projets
Formateur en informatique (logiciel de base, statistique et gestion des projets)
Finaliste ACP du concours de rédaction organisé par le Centre Technique et de Coopération Agricole (CTA) et le Projet ARDYIS.
Participation au Séminaire annuel 2010 du CTA à Johannesburgh sur la gestion intégrée des ressources en eau
Participation à un atelier international de formation en Web 2.0 pour le développement agricole et rural des jeunes des pays ACP, organisée par le CTA en collaboration avec le CSIR (Council for scientific and industrial research), Accra du 07 au 11 Mars 2011.
Animation d’une conférence sur la dynamique du secteur informel des TIC à la semaine nationale de l’Internet et des TIC (SNI 2010).
CENTRES D’INTERET
Lecture, Sport

Personnes de références

M. Sylvestre Ouédraogo, enseignant chercheur en économie, Université de Ouagadougou, Président Yam Pukri  association, www.yam-pukri.org  sylvestre.ouedraogo@univ-ouaga.bf
Pr Kako Nubukpo à l’unité de programmation stratégique de l’UEMOA, kakonubukpo@yahoo.com
M.Bengaly Abdoulaye, Chef de service partenariat et études stratégiques à la Banque Régionale de Solidarité du Burkina, abengaly@groupebrs.com.

Je déclare sur l’honneur, l’exactitude des informations fournies.                                          24/06/2011

Les 4e écoles d'été de la francophonie, Nouakchott 2011

Près de 100 jeunes venus de toutes les régions de la Francophonie se sont rassemblés, hier le 19 juillet 2011, au Palais des congrès de Nouakchott, afin de lancer officiellement la 4e édition de l’École d’été de la Francophonie sur le thème « Jeunesse, migrations internationales et développement dans l’espace francophone », qui se poursuivra jusqu’au 24 juillet prochain. 

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Les représentants des jeunes de la 3e École d’été de la Francophonie, M. Désiré HABONIMAY du Burundi et Mme Lurhielle DOSSOU-YOVO du Bénin, ont présenté les actions réalisées au courant de la dernière année. Il a notamment été question des nombreuses restitutions qui ont été menées dans différents pays ainsi que la création de la Radio des jeunes francophones du monde (RJFM) disponible via le site Portail  jeunesse de la Francophonie.  
 
DSC01175Ont pris la parole lors de la Cérémonie, M. Pape Toumané NDIAYE,  représentant le Directeur général de l’ISESCO, M. Youssouf FALL, Secrétaire général de la CONFEJES, M. Ousmane PAYE, Conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie ainsi que le Représentant de la Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. 
 
Le Conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie après avoir   félicité les participants d’avoir été choisis parmi près de 400 candidatures a rappelé aux jeunes participants l’engagement pris par les Chefs d’Etats et de gouvernement de la Francophonie lors du XIIIe Sommet de la Francophonie à Montreux à appuyer la jeunesse. C’est notamment dans ce cadre que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) œuvre à l’élaboration d’une stratégie jeunesse.  
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M. Paye a également mis l’accent sur le choix de la thématique et du pays retenu pour cette 4e École d’été de la Francophonie. En tant que pays de traditions de mobilité des peuples et de migrations, la Mauritanie rassemble toutes les conditions pour y aborder les différents aspects liés à cette problématique. 
 

Enfin le Représentant de la Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports a déclaré ouvert les travaux de cette 4e édition de l’École d’été de la Francophonie, en français et en arabe, démontrant ainsi l’attachement de la Mauritanie à la diversité culturelle et linguistique. 
 
DSC01193Notons que les talents de conteur de Gérard KIENTAGA, lauréat des 6e  Jeux de la Francophonie en 2009, ont su bien divertir et réchauffer la salle. 
 
Pendant les cinq prochains jours, les jeunes leaders chefs de file francophones, encadrés de professionnels, suivront des activités de sensibilisation et des ateliers pratiques autour de plusieurs thématiques importantes : coopération au développement des TIC, création et gestion de micro-entreprise, droits fondamentaux des travailleurs migrants, impact des migrations sur l’environnement. 

Pour rappel, cet évènement d’envergure est organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec la République Islamique de la Mauritanie et avec l’appui de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES). 
 
Suivez ainsi les actualités et débats de cette 4e École d’été de la Francophonie sur la RJFM et sur le forum de discussion via le site portail jeunesse: www.jeunesse.francophonie.org 

Ce blog est le lieu pour moi de partager mes idées sur comment la gestion des TIC peut contribuer au développement de nos pays. Mon nom est Inoussa TRAORE, je suis originaire du Burkina, je prepare actuellement une thèse en sciences économiques à l'université Ouaga II, je suis également chargé d'études, de recherche et de formation à l'Association Yam Pukri

Fourni par Blogger.

jeudi 6 octobre 2011

Politiques agricoles, TIC et milieu rural au Burkina Faso: une revue de littérature

Introduction

Au Burkina Faso, le secteur rural occupe une place prépondérante dans l’économie nationale. Ce secteur constitue la principale source d’emplois et de revenus pour plus de 80% de la population active. Les activités agricoles participent environ à hauteur de 40% à la formation du PIB (agriculture, élevage, foresterie et pêche).
De nombreuses politiques agricoles ont été élaborées au fil des années par l’Etat burkinabè afin de booster le développement de ce secteur.
En effet, en allant du programme d’ajustement du secteur agricole (PASA) à la stratégie de développement rural (SDR) en passant par la stratégie de croissance durable des secteurs agricole et de l’élevage et la lettre de politique de développement rural (LPDR), le Burkina Faso ambitionne à terme réduire de façon considérable la pauvreté rurale.
Aussi, depuis quelques années l’essor fulgurant des TIC et leur diffusion rapide dans le milieu rural ont convaincu les gouvernants à étudier dans quelles mesures ces TIC peuvent contribuer à l’atteinte plus rapide des objectifs visés.
Ce rapport fait tout d’abord le point des différentes politiques agricoles au Burkina Faso, les visions et stratégies ainsi que le bilan de leur mise en œuvre, ensuite un état des lieux sur les caractéristiques générales du développement du milieu rural burkinabè est présenté et enfin une évaluation de l’utilisation des TIC dans la promotion du développement économique rural au Burkina Faso est faite.

1ère  PARTIE: LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT RURAL AU BURKINA FASO: LE SCHEMA DIRECTEUR DU SECTEUR RURAL


I.                Les objectifs généraux de développement du secteur


Le gouvernement du Burkina Faso a mis en œuvre une série de reformes visant à créer les bases d’une croissance accélérée en améliorant les conditions de vie des populations et en développant une agriculture durable.
Au niveau de l’agriculture, les principales politiques et stratégies se sont traduites successivement par le Programme d’Ajustement Structurel Agricole (PASA), la stratégie de croissance durable des secteurs agricole et de l’élevage et par la nouvelle stratégie de développement rural à l’horizon 2015. Parallèlement,  le pays a adopté depuis 2000 le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) qui vise à assurer une croissance économique durable, équitable et de qualité. Cette stratégie a fait l’objet d’une révision en 2003.
Aujourd’hui, les CSLP ont laissé place à la Stratégie de Croissance  Accéléré et de Développement Durable (SCADD) et cela depuis la dernière révision du CSLP intervenu en 2009. La SCADD, tirant les leçons des expériences du Burkina Faso, se veut être une stratégie de développement durable où l'Etat et le secteur privé, de même que la société civile, jouent dans un cadre partenarial renforcé des rôles complémentaires de moteur de la croissance et de réduction des inégalités dans la répartition des fruits de la croissance nécessaire à la gestion durable des ressources environnementales nationales.
Cette vision se traduira notamment par l'accessibilité équitable des Burkinabè : (i) à des infrastructures économiques en nombre suffisant et de qualité (routes, équipements de transformation, TIC, énergie) ; (ii) aux services sociaux de base (santé, éducation, eau potable et assainissement) ; (iii) à une sécurité alimentaire et nutritionnelle et (iv) à un niveau de revenu décent dans un cadre de vie sain.

Pour ce qui est du volet spécifique relatif au monde rural, la vision du développement rural tel que retracée dans le document de stratégie est celle d’ « un monde rural moins pauvre, jouissant d’une sécurité alimentaire durable grâce à l’accroissement des productions agricoles, pastorales, halieutiques, forestières et fauniques ».
Ainsi, suite à l’élaboration de la Lettre de Politique de Développement Agricole (LPDA) en 1992, le gouvernement du Burkina Faso a élaboré et adopté en mai 1992 un Programme d’Ajustement du Secteur Agricole (PASA) qui s’est traduit globalement par un ensemble de réformes et de mesures de désengagement de l’État des activités productives au profit des opérateurs privés. Les objectifs du PASA sont (i) la modernisation et la diversification de la production, (ii) le renforcement de la sécurité alimentaire et (iii) l’amélioration de la gestion des ressources naturelles.
De 1992 à 1996, la première phase du PASA a porté essentiellement sur la libéralisation de l’économie dans le secteur agricole et la réorganisation des services agricoles. A l’issue de cette période, le gouvernement s’est engagé à partir de 1996, dans la formulation d’une stratégie de croissance durable des secteurs de l’agriculture et de l’élevage.
Les grands objectifs de la stratégie de croissance agricole sont :
-        Accroître la production agricole de 5 à 10% par an au cours des 10 prochaines années ;
-        Contribuer à une croissance des revenus des exploitants agricoles et des éleveurs d’au moins 3% par personne et par an ;
-        Créer les conditions favorables à la disponibilité et à l’accessibilité des populations à une alimentation suffisante et équilibrée assurant une couverture des besoins caloriques de 2500kcal/personne/jour et une consommation de viande et « équivalent viande » de 21kg/personne/an ;
-        Généraliser la gestion durable des ressources naturelles par les communautés rurales.

II.            Les domaines d’intervention prioritaires


Pour l’élaboration de la stratégie de croissance agricole, le gouvernement du Burkina Faso a procédé à la réalisation d’un diagnostic approfondi des secteurs de l’agriculture et de l’élevage en juillet 1997. Ce diagnostic a débouché sur l’élaboration du Document d’Orientation Stratégique (DOS en décembre 1997) et du plan stratégique opérationnel (PSO en octobre 1999) qui traduit ses orientations en cinq (5) programmes prioritaires et six (6) filières.
-        Les programmes prioritaires transversaux concernent : la fertilité des sols, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la modernisation de l’agriculture, le soutien aux producteurs/opérateurs et à leurs organisations et l’appui institutionnel ;
-        Les six filières sont : les céréales (sorgho, mil, maïs, riz), le niébé, les tubercules (ignames et patates), le coton, les fruits et légumes et les oléagineux.

III.             Les orientations stratégiques


L’objectif global de la SDR à l’horizon 2015 est [1]d’« assurer une croissance soutenue du secteur rural en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion d’un développement durable ».
Les principaux enjeux et défis identifiés pour le développement du monde rural sont de (a) renforcer la sécurité alimentaire, (b) augmenter les revenus des populations rurales, (c) assurer une gestion durable des ressources naturelles et (d) responsabiliser les populations rurales en tant qu’acteurs de leur développement.
Pour cela huit (8) principes directeurs et sept (7) axes stratégiques ont été identifiés
Principes directeurs
Axes stratégiques
1)     la promotion de la bonne gouvernance,
2)     le développement du capital humain,
3)     le renforcement du processus de décentralisation,
4)     la gestion durable des ressources naturelles,
5)      la prise en compte de l’approche genre
6)     la réduction des disparités régionales
7)     le recentrage du rôle de l’État et la responsabilisation des organisations professionnelles, des collectivités locales et des opérateurs privés
8)     le renforcement du partenariat entre l’Etat et  les autres acteurs qui interviennent dans le développement du monde rural.

1)        Accroître, diversifier et intensifier les productions agricoles, pastorales, forestière, faunique et halieutiques ;
2)        Renforcer la liaison production/marché ;
3)        Accroître et diversifier les sources de revenus ;
4)        Améliorer l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement ;
5)        Assurer une gestion durable des ressources naturelles ;
6)        Renforcer les capacités des acteurs et créer un cadre institutionnel favorable ;
7)        Promouvoir l’approche genre en vue d’améliorer la situation économique et le statut social des femmes et des jeunes en milieu rural.

Source : regroupé par l’auteur à partir du Document de stratégie de développement rural

IV. Bilan de la mise en œuvre


Les reformes mises en œuvre dans le cadre du PASA, ont concerné principalement deux volets : (i) la libéralisation de l’économie dans le secteur agricole et (ii) la réorganisation des services agricoles.
Selon l’analyse de Ouédraogo Souleymane[2] (2007), la libéralisation de l’économie dans le secteur agricole a abouti à la libéralisation de la commercialisation et des prix des produits agricoles (céréales traditionnelles, riz, graines oléagineuses) et à la privatisation de la quasi-totalité des entreprises publiques intervenant dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. A cela s’ajoute la suppression de la subvention sur les intrants agricoles déjà effective avant l’adoption du PASA.
La réorganisation des services agricoles qui s’est traduite par le recentrage des fonctions de l’État à travers la mise en place des structures déconcentrées, a été effective. Cependant elle n’a pas atteint ses objectifs en raison de l’insuffisance de ressources humaines en quantité et en qualité qui a largement limité les missions régaliennes surtout dans le domaine de l’appui - conseil et du suivi – évaluation.
Ces reformes ont eu pour conséquences entre autres une baisse des activités, voire un dépérissement des entreprises évoluant dans le secteur agricole, une exacerbation des contraintes de production agricole (approvisionnement en intrants et en équipements agricoles, commercialisation des produits agricoles). En effet, les acteurs non étatiques (organisations paysannes, opérateurs économiques, producteurs individuels, etc..) étaient insuffisamment préparés pour prendre la relève immédiate de l’État et le transfert accéléré de certaines fonctions, à l’occasion de la privatisation de sociétés publiques.
Quant à la stratégie de croissance durable du secteur agricole, La mise en œuvre  a été assurée soit directement à travers les différentes interventions du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques (MAHRH), soit indirectement à travers les projets, les programmes (PNGT et PNDSA), ou dans le cadre des différents plans d’actions. Les principaux plans qui ont été mis œuvre au cours de la dite période sont : le plan d’actions pour la filière riz (PAFR), le plan d’actions pour le financement du monde rural, le plan d’actions pour l’émergence des OPA et le programme d’appui institutionnel.
Pour ce qui est de la stratégie de développement rural, sa mise en œuvre récente ne permet pas de tirer déjà un bilan.

2EME PARTIE: CARACTERISTIQUES GENERALES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE RURAL AU BURKINA FASO


I.                La situation agricole au Burkina Faso, y inclus quelques statistiques
La situation agricole du Burkina Faso peut s’analyser d’une part à travers l’évolution des superficies et des principales cultures et d’autre part à travers l’évolution des niveaux de production.
Les superficies cultivables au Burkina Faso, sont estimées à 10 millions d'hectares (soit environ 30% de la superficie totale du pays). Seulement 3,5 à 4 millions d’hectares (soit le tiers) sont effectivement cultivées chaque année.
Les principales cultures sont :
-       Les céréales (sorgho, mil, maïs, riz et fonio) qui occupent près de 88% des superficies cultivées selon les années ;
-       Les légumineuses et les tubercules dont les principales cultures sont le niébé, le voandzou, la patate douce, l’igname. Elles occupent de très faibles superficies (environ 2% des emblavements annuels) ;
-       Les cultures de rente (coton, sésame, arachide, soja et canne à sucre) qui constituent des cultures d’exportation ;
-       Les cultures maraîchères (principalement la tomate, l’oignon et le haricot vert) et fruitières (principalement la mangue). Seuls le haricot vert et la mangue sont exportés vers l'Union Européenne.
L’agriculture au Burkina Faso est dominée par le système pluvial. Seulement 24 000 ha environ de terres, sont irrigués pour un potentiel irrigable de 233 500 ha dont 130 000 ha en maîtrise partielle de l’eau et 30 000 ha en maîtrise totale de l’eau. Les cultures irriguées sont le riz, la canne à sucre et les cultures maraîchères. Le riz est cultivé dans les périmètres irrigués. Le maraîchage est pratiqué également dans les périmètres irrigués et aussi dans de petits potagers individuels notamment en zone périurbaine. Ces dernières années, on assiste à la promotion de la culture de maïs irrigué (en saison sèche) à travers la petite irrigation.
Les statistiques de la Direction Générale de la Prévision et des Statistiques Agricoles (DGPSA) nous donnent une idée de l’évolution des différentes productions agricoles.
Ainsi, au cours de la période 1995-2005, la production céréalière a progressé à un rythme moyen de 4,63% l’an, supérieur au taux de croissance annuelle de la population qui est de 2,4% l’an. Elle est essentiellement tirée par le maïs qui a connu une augmentation continue de la production de 10,67% en moyenne l’an et par le mil qui a progressé de l’ordre de 5,87%. Concernant les autres cultures vivrières, la plus grande augmentation revient à la patate douce dont la production est passée de 12 607 tonnes en 1995 à 70 815 tonnes en 2005 (soit un taux de croissance annuel moyen de 21,53%). La production du niébé a également progressé au rythme moyen de 6,67% l’an tandis que celle du vouandzou a baissé au rythme de 4,21% l’an au cours de la même période.
Quant aux cultures de rente, la croissance spectaculaire revient au coton qui est passé de seulement 150 451 T en 1995 à plus de 700 000 tonnes en 2005, soit un taux de croissance annuel moyen de 12,41% pour la dite période. Les productions d’arachide, de sésame et de soja ont également progressé à un rythme supérieur à 4% l’an renforçant l’élan de diversification des cultures dans les systèmes de production agricole au Burkina Faso.
D’une manière générale, l’augmentation de la production est due à l’accroissement des superficies révélant le caractère toujours extensif de l’agriculture Burkinabé et la nécessité d’intensifier les systèmes de production.

II.              Les contraintes et potentialités du milieu agricole au Burkina Faso


De nombreuses études ont analysé les contraintes et les potentialités du secteur agricole au Burkina Faso. D’une façon générale, ces études retiennent  les éléments ci-après :

Contraintes
Potentialités
L’insuffisance, l’irrégularité et la forte variation spatio-temporelle des précipitations avec une tendance à la baisse 
La prédominance du mode de production extensive avec le faible niveau d’intensification et de mécanisation des exploitations 
La faible liaison production - marché (faible valorisation des produits agricoles et le problème de la commercialisation des produits agricoles) 
Les fortes pressions démographiques sur les terres agricoles
L’exode rural qui prive certaines régions agricoles de leurs bras valides 
Le faible niveau des revenus ruraux et les difficultés d’accès au financement bancaire 
Les pesanteurs socioculturelles qui tendent à marginaliser les jeunes et particulièrement les femmes dans la société rurale
La faible fonctionnalité de certaines organisations des producteurs
Insuffisance de formation des producteurs agricoles 
La faible valorisation des résultats de la recherche agricole
L’insécurité foncière liée au régime foncier traditionnel
La dégradation des ressources naturelles et la baisse de la fertilité des sols 
L’enclavement du pays et ses conséquences sur le niveau des coûts des transports internes et externes
L’insuffisance de la maîtrise de l’eau  
Des possibilités pour l’irrigation sous-exploitées, seulement 12% des surfaces irrigables étant équipées
Des systèmes de production perfectibles
Une population particulièrement jeune (58% en dessous de 20 ans), ce qui représente un atout considérable pour l’avenir 
Une structuration dynamique des populations paysannes et des filières agricoles
Les concertations entre les différents acteurs des filières


III.            Les flux financiers

Le financement de l’agriculture au Burkina Faso est assuré en partie par l’Etat, les partenaires techniques et financiers et les institutions financières privées.
En général, les financements de l’Etat se font  sous forme de projets et programmes. L’état apporte une contribution en ressources propres et le reste des financements est trouvé sous forme de prêts, de dons et/ou de subventions notamment par des institutions internationales ou des pays par le biais de collaboration. On peut scinder les dépenses provenant du budget de l’Etat en deux catégories à savoir les dépenses de fonctionnement (agents, eau, électricité, etc.) et les dépenses d’investissement (construction de barrages, ….). La part du secteur rural dans le budget vaut en moyenne 25%.
Quant aux institutions financières privées, leur contribution est essentielle dans la mesure où elles interviennent directement au niveau des producteurs. On dénombre de plus en plus d’intervenants dans ces secteurs. Les domaines financés sont divers et vont de l’équipement à l’aide à la commercialisation. D’une manière générale on note que ces structures font de l’épargne – crédit mais aussi du crédit direct ou du préfinancement de production.  Les principales structures sont,
-       la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB, ex-CNCA), banque spécialisée issue d’une approche « banque agricole de développement » ;
-       la Banque Régionale de Solidarité (BRS-Burkina) qui a financé de nombreuses coopératives dans la région des vallées ;
-       les dispositifs de financement indirect, qui recouvrent les crédits octroyés par les sociétés agro-industrielles aux groupements de producteurs, dans le cadre de filières intégrées ;
-       les Institutions de Micro – Finance (IMF).
Enfin, on a les partenaires techniques et financiers. Les projets et programmes de développement rural au Burkina sont acquis soit par prêt, soit par dons ou subventions auprès des partenaires financiers. 
Le montant des projets et programmes en cours du secteur de l’agriculture s’élève à plus de 640[3] milliards de FCFA. Plus d’une trentaine de Partenaires Techniques et Financement (PTF) interviennent dans le financement de ces programmes. Les plus importants sont : la Banque Mondiale , la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la coopération Danoise (DANIDA), l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Islamique de Développement (BID), le Fonds Koweïtien pour le Développement Economique Arabe (FKDEA), la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), la Banque Ouest Africaine de développement (BOAD) etc.

IV.            La diversité des filières agricoles

Le document de Plan Stratégique Opérationnel (PSO) a permis d’identifier six filières de production végétale considérées porteuses : les céréales, le niébé, les tubercules, les fruits et légumes, les oléagineux et le coton. Le riz est dissocié des céréales sèches et constitue de ce fait une filière à part entière vu son importance.
En sus de ces filières, les filières sylvo – pastorales et de pêche sont d’une grande importance pour le Burkina Faso. Il s’agit surtout de la filière bétail/viande, la filière lait, la filière avicole, la filière cuirs et peaux, la filière bois-énergie, la filière gomme arabique et la filière poisson.

V.             Les principales opportunités pour la promotion des filières agricoles


Le tableau ci-après synthétise pour chaque filière agricole, les éléments d’opportunités de promotion.
filières
Opportunités de promotion
La filière céréales traditionnelles
Produit de grande consommation (70% des ménages) bénéficiant d’un soutien de l’Etat et des PTF.
Possibilité de croissance de la demande du fait du taux de croissance démographique
La filière fruits et légumes
Existence d’un fort potentiel de terres aménageables (plaines de Bagré et du Sourou)
Marché porteur surtout avec les pays européens
La filière oléagineux
Trois produits très porteurs (sésame, arachide et karité) avec une forte demande mondiale
Filière importante pour la lutte contre la pauvreté car concerne directement les femmes et les enfants
La filière niébé
Demande de plus en plus croissante aussi bien national qu’international
Démographie, urbanisation et changements des habitudes alimentaires sont favorables au niébé
La filière riz
Production nationale couvre seulement 30% de la consommation
Demande existe et est croissante, seulement 10% des terres cultivables sont effectivement mises valeur
Grande avancée dans la qualité des recherches sur le riz
La filière coton
La demande mondiale est très forte. Mais la forte variabilité des cours mondiaux constituent la principale crainte
Le Burkina Faso exporte 98% de la fibre produite vers des pays asiatiques et européens
Absence de grande filatures et d’usines textiles de grande importance en Afrique de l’Ouest.

3EME PARTIE : EVALUATION DE L’UTILISATION DES TIC DANS LA PROMOTION DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE RURAL AU BURKINA FASO

I.                Les utilisations des TIC dans le secteur agricole


Le développement des Technologies de l’information et de la Communication et ses usages tous azimuts n’ont pas échappé au monde agricole qui s’en est emparé dans des domaines multiples pour améliorer son univers. En parlant des TIC, on pense généralement à des nouvelles technologies: ordinateurs, Internet, téléphonie mobile, et autres. Mais il faut noter que les TIC incluent également des moyens pour la diffusion comme la radio et télévision. Et que les TIC peuvent être combinés avec des moyens d’information et de communication plus classiques comme les réunions physiques, les documents imprimés (journaux, dépliants, magazines, brochures, etc.), les tableaux d’affichage, le théâtre, etc.
Mis à part les scientifiques et les chercheurs, le secteur agricole compte une grande variété d'acteurs et de parties prenantes, comprenant les agriculteurs, les acheteurs, les agents de vulgarisation, les décideurs et les consommateurs finaux. À chacun de ces intervenants correspondent divers besoins et utilisations en matière de TIC, le dénominateur commun étant le partage et l’apprentissage de connaissances.
Les TIC sont d’une grande importance pour les organisations paysannes. En effet les agriculteurs ont généralement besoin d’informations sur les prix du marché, les prévisions météorologiques, les facilités de transport, les installations de stockage, les cultures et les maladies du bétail, ainsi que des conseils généraux en matière d'agriculture. Ces informations peuvent être fournies par le TIC de diverses manières.
 Dans le secteur agricole du Burkina Faso les TIC sont utilisé dans divers domaine notamment :
-       La diffusion d’information sur les prix et les stocks agricoles
-       La Visibilité et le marketing des produits 
-       Les échanges et le partage entre les producteurs
-       L’information et la sensibilisation des producteurs sur
les différentes techniques culturales

Utilisation des TIC pour la diffusion d’information sur les prix et les stocks agricoles

L’étude sur l’état des lieux des TIC dans le milieu rural réalisé par Ouédraogo et al. (2008) montre qu’il existe quelques systèmes d’informations sur les prix et les stocks de produits agricoles au Burkina qui utilisent les outils TIC à savoir des plates formes électroniques. L’objectif principal de ces systèmes est de permettre aux gouvernements et aux populations de mieux anticiper sur les fluctuations des prix et des produits, et d’ainsi contribuer à la sécurité alimentaire:
Comme exemple on a au Niveau national : La SONAGESS, le Bulletin électronique Afrique Verte, l’initiative TV KOODO, Le tradepoint de l’ONAC et la  plateforme m-mobile
Au niveau régional, nous avons les initiatives comme Tradenet, Manobi et MISTOWA.
L’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) possède également un dispositif qui s’appelle système d’information agricole régional (SIAR) dans le cadre de la politique agricole de l’Union.
Les producteurs utilise également le  téléphone surtout le mobile pour la recherche des marchés et pour s’informer sur le prix des produits agricole. La télévision et la radio sont également des outils TIC utilisé pour la diffusion d’information sur les prix et les stocks agricoles.
Mais il faut noter qu’il ne suffit pas d’avoir accès aux prix des marchés pour mieux commercialiser pour cela, il faut développer une compréhension plus profonde des mécanismes qui dirigent les marchés, de l’évolution des prix, des besoins des consommateurs, des motivations des acteurs sur les marchés etc. Il s’agit en général d’un travail en longueur. Ce travail est fait au Burkina par des structure tel que  Aprossa AV Burkina Faso ; CIR-B, Burkina Faso ; CIC-B, Burkina Faso.

Utilisation des TIC pour la Visibilité et le marketing des produits agricoles

En matière de visibilité et de marketing des produits du monde agricole, les TIC utilisés au Burkina par les producteurs sont les sites web, les dépliants, et les brochures.  Il faut noter que le Burkina comme la plupart des pays reflétant les mêmes physionomies sociales et économiques restent à la traîne pour plusieurs raisons : les acteurs sont très nouveaux sur le terrain des TIC ; il est coûteux de créer une plateforme web et l’expertise locale est rare.
On remarque en revanche que de plus en plus d’organisations construisent des sites webs, mais il existe beaucoup de lacunes dans la conception et  le suivi des plateformes webs.

Utilisation des TIC pour la Traçabilité et la  certification des produits agricole

Les producteurs utilisaient des   fiches et de cahiers pour assurer la traçabilité de leur produit surtout au sein des OP  qui veulent commercialiser. De nos jours plusieurs organisations paysannes numérisent leurs données dans des bases de données comme Access ou des tableurs comme Excel. Exemples : FEPPASI, APPROSA Afrique Verte Burkina
Certains OP ont commencé à utiliser des GPS pour mieux déterminer la superficie et la position exacte des champs de production. La formation à l’utilisation du GPS est relativement simple.  Exemple : Song Taaba (Productrices de Karité) au Burkina. L’association arrive grâce à cela à avoir la certification plus facilement de ses produits et à commercialiser à l’extérieur.

Utilisation des TIC dans les échanges et le partage de connaissance  entre les producteurs

Plusieurs outils TIC sont utilisés par le monde agricole pour échanger et partager leur connaissance. Ce sont entre autre :
Le téléphone
Le téléphone (fixe et mobile) est de plus en plus le moyen de communication le plus utilisé dans les  l’échanges entre producteurs de différentes structures faîtières. Mais il faut noter que  le téléphone mobile devient progressivement le moyen de communication le plus utilisé dans le monde agricole  compte tenu du fait que les réseaux couvrent plusieurs localités.
Plusieurs structures faitières ont opté pour le système de la flotte qui est un abonnement collectif à un service télécom, qui permet aux abonnés de téléphoner entre eux gratuitement ou à prix bas (il existe différentes modalités).  C’est une option  intéressante pour différents types d’organisations, qui veulent favoriser la communication entre membres/élus, entre différentes zones d’intervention, voire même entre différents acteurs des chaînes de valeur.
Les centres de services multifonctionnels
Les Centres de Service multifonctionnels  sont des endroits qui remplissent déjà des fonctions relatées aux besoins des OP, tels que lieu de réunion, lieu de stockage, siège administratif et représentatif, lieu de transformation, lieu de vente de produits etc., et que l'on équipe en ordinateurs (avec ou sans connexion). L’avantage de cette combinaison de fonctions est que la durabilité est mieux assurée, et que le centre peut aider à renforcer le niveau d’organisation des OP
On a l’exemple  de la Maison de Promotion de Karité (MIPROKA) de Song Taaba conçue pour renforcer les compétences des productrices de Karité au niveau local ainsi que leur accès à l’information et la communication, et pour promouvoir la consommation des produits locaux par la population locale.

Utilisation des TIC pour l’information et la sensibilisation des producteurs sur les différents thèmes liés au secteur agricole

Plusieurs outils TIC sont utilisés par le monde agricole pour informer et sensibiliser les producteurs. Ce sont entre autre :
Les émissions radio et les théâtres forum
Les émissions radio et les théâtres forum sont utilisées en général pour informer et sensibiliser les producteurs à la base. Ces  moyens de communication sont très efficaces et ont un impact considérable sur les producteurs et conduisent à des changements de mentalité et d’habitude. Ce sont  également des instruments qui permettent de toucher un plus grand nombre de producteurs à la fois.
On a deux types de radio qui sont utilisés par le monde agricole au Burkina à savoir :
 La radio Nationale  qui couvre une large partie du territoire et Les Radios communautaires qui sont des radios de proximité et jouent un rôle très important dans la diffusion d’informations pertinentes dans les zones rurales. La proximité augmente en plus la confiance envers l’information diffusée. Exemple : radio Pag la yiri à Zabré
La télévision
La couverture et l’impact de la télévision à beaucoup augmenté les dernières années. Pour la diffusion de certaines informations, elle semble même mieux placée que la radio l’image parle. Les producteurs utilisent ce moyen de communication pour faire passer certain message.
Exemple : l’émission TV-Koodo animée par des marionnettes, et qui combine des prix sur les marchés avec des informations pertinentes pour les producteurs.
Le monde agricole utilise aussi bien la télévision nationale que les Télévisions commerciales privées.

II.              Les opportunités d’utilisation des TIC dans la promotion du développement économique rural

Les avantages de l’utilisation des TIC par le monde agricole sont nombreux à savoir : Rapidité de transfert des informations d’un point à un autre, facilité de stockage, baisse des coûts, possibilité de travail à distance et de travailler à plusieurs, grande interactivité et disparition de la notion de l’espace physique
Les applications sont très diversifiées et on peut dire qu’il ya très peu de domaines qui peuvent échapper aux TIC. Néanmoins, le plus important est d’avoir en tête un modèle économique et ne pas seulement utiliser les TIC pour la forme et comme un phénomène de mode.

Les TIC peuvent être utilisées dans de nombreux domaines et peuvent servir à de nombreuses fins. L’utilisation des TIC  dans le monde agricole peut contribuer à la professionnalisation des OP et à l’amélioration de leurs performances. Elles aident à la mise en œuvre effective des programmes d’activités. 

L’on peut constater en général que si les producteurs ont accès à des informations pertinentes et qualitatives relatées à leurs méthodes de production, à leurs stocks et aux marchés qu’ils visent, ils peuvent augmenter leurs niveaux de production et obtenir des meilleurs prix pour leurs produits.

Conclusion

Ce rapport a permis dans un premier temps, d’analyser l’évolution des politiques agricoles au Burkina Faso dans leurs orientations stratégiques, leurs domaines d’intervention prioritaires ainsi que les bilans de leur mise en œuvre. Dans un deuxième temps, les caractéristiques générales du monde rural au Burina Faso ont été analysées en mettant l’accent sur la diversité des filières agricoles ainsi que les opportunités de promotion de ces filières. Enfin, la dernière partie du rapport a fait une évaluation de l’utilisation des TIC en milieu rural en termes non seulement des usages que l’on trouve déjà sur le terrain mais aussi en termes de possibilités d’usage.
Ce que l’on peut retenir c’est que le monde rural occupe une place importante dans toutes les stratégies de développement au Burkina Faso (CSLP, SCADD)  si bien que de nombreuses politiques sectorielles ont été élaborées au cours des différentes années à l’endroit du milieu rural. Egalement, les TIC sont de plus en plus utilisées dans le milieu rural et commencent à se présenter comme de véritables opportunités pour l’accélérer le développement de ces zones.
BIBLIOGRAPHIE
Burkina Faso, 2004 : Document de stratégie de développement rural à l’horizon 2015. janvier 2004, Ouagadougou, 143p.
HESA, CEDRES, 2004. Projet de Recherche TASIM-AO. La commercialisation vivrière paysanne au Burkina Faso, 57p.
MAHRH, 2005 : préparation du programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP), Ciblage des filières et de la zone d’intervention du PAFASP
MCPEA, 2006 : Balance Commerciale et commerce extérieur, période 1997-2002, 279p
Ministère de l’Agriculture, 1996. Lettre de Politique de Développement Agricole Durable, 16p.
Ministère de l’Agriculture, 1999 : Stratégie de croissance durable du secteur de l’Agriculture : Plan stratégique opérationnel (PSO), janvier 1999.
Ministère de l’économie et de développement, 2004 : Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, janvier 2004, 134p.
Ministère des ressources animales, 1997. Note d’orientation du plan d’action de la politique de développement du secteur de l’élevage au Burkina Faso. 47p.
Ouédraogo Sylvestre, 2011, Rapport e-services pour le développement du monde rural, MPTIC
OUEDRAOGO Souleymane (2007), Etude portant sur la situation actuelle de l’Agriculture en Afrique de l’Ouest : Monographie de l’Agriculture du Burkina Faso


[1] Document de stratégie de développement rural à l’horizon 2015, Burkina Faso (2004)
[2] OUEDRAOGO Souleymane (2007), Etude portant sur la situation actuelle de l’Agriculture en Afrique de l’Ouest : Monographie de l’Agriculture du Burkina Faso

[3] Statistiques de 2008


Source: revue réalisée par Inoussa TRAORE

Table Ronde connect 4 change


Les 13, 14 et 15 Juillet ont eu lieu à Léo une table ronde organisée par l’Alliance Connect 4 Change (C4C).
Cette table ronde placée sous le thème de “les TIC et le Développement Economique Rural ” a été l’occasion de rassembler une trentaine de participants membres de Structures anciennes partenaires de l’Institut International de la Communication pour le Développement (IICD) ainsi que de nouvelles cibles. Elle a également vu la participation des autorités locales.
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Mme Miep LENOIR Chef de Programme IICD (à gauche), Mme Téné SIA/KONDE répresentante du haut commissaire de la région de la Sissili (au centre), M. Rigobert YAGO 2ème Adjoint au Maire de la commune de Léo (à droite)
L’alliance C4C est la fusion de six (06) ONG dont IICD, Text to Change, AKVO, Edukans, ICCO, et Cordaid. Cette alliance se veut partenaire Technique et financier des personnes du monde rurale afin de contribuer à leur développement.
En effet, IICD, pendant, en gros huit (08) ans a été l’un des premiers partenaires à soutenir le monde agricole à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour leur développement. Cependant, le projet précédent a pris fin et IICD avec cinq (05) autres partenaires reviennent avec de nouvelles ambitions pour le monde agricole au Burkina.
Cette table ronde a donc été l’occasion d’expliquer aux participants la vision de C4C, ses acquis, sa façon d’agir. Elle a également le lieu de présentation de nouvelles idées de projets par les Structures participantes. L’un des objectifs essentiels de cette table ronde est de“sensibiliser sur le rôle de l’information et de la communication dans le secteur rural ” a expliqué Mme Miep LENOIR. 
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Un groupe de travail en pleine reflexion
Présentation de rapport d’Etude assurée par M. Sylvestre OUEDRAOGO, Travaux de groupe, Présentations de scénarios par les participants, Sessions de plénières ont été au cœur de cette table ronde. 
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Photo de famille des participants
Un atelier technique sur la question qui était prévue trois (03) semaines après cette table ronde s’est tenue les 9, 10, 11 et Août dernier à Ouagadougou.
Source: Burkina-ntic

Utiliser les services TIC comme outils de Développement Economique et Social


Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), ont rapidement conquis l’Afrique, l’on ne le dira jamais assez. Conçus au départ pour les citadins comme nous le croyions, les TIC ont aujourd’hui touché le monde rural plus qu’au delà de notre entendement. Au Burkina Faso, par exemple, des partenaires techniques et financiers aux opérateurs de téléphonies mobiles, les intérêts sont portés vers les zones rurales du pays. Cependant, tient-on compte des besoins réels des populations de ces zones rurales lors de l’élaboration des plans stratégiques, des outils et services TIC qui leur sont offerts ? Pour trouver une réponse à cette inquiétude, nous avons rencontré M. Jean-Marie Blanchard, Consultant indépendant dans le domaine des TIC et Développement local, Expert en conseil stratégique et opérationnel, Formation sur mesure. 
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M. Jean-Marie BLANCHARD au Burkina Faso
Yam Pukri (YP) : Quelle est la raison de votre présence au Burkina Faso ?
Jean-Marie Blanchard (J-M B) : Je suis au Burkina dans le cadre de différentes missions. Rencontrer les acteurs du secteur Tic tel que les régulateurs et j’en profite pour échanger avec les spécialistes de Tic et agriculteurs sur les systèmes d’accès à l’information en zone rurale.
YP : Parlant de TIC et développement, comment intervenez vous dans ce domaine ?
J-M B : J’interviens en conseil stratégique auprès des décideurs (Ministères des Tic, les régulateurs, les opérateurs et également auprès des petites et moyennes entreprises soit du secteur Tic soit des zones rurales). J’essaie de passer dans les pays au besoin, et je profite de l’occasion qui m’est offerte d’être ici pour rechercher des partenaires locaux. L’idée est d’utiliser les services TIC comme outils de Développement Economique et Social.
YP : Pouvez-vous nous dire quels sont les partenaires locaux que vous avez rencontré ?
J-M B : Je viens de rencontrer un représentant du groupe Tic & Agriculture, plus précisément M. Ferdinand OUEDRAOGO de IABER avec qui j’ai discuté sur les systèmes d’informations en zone rurale au Burkina.
YP : Que pensez-vous de l’évolution des Tic en Afrique et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest ?
J-M B : Premièrement, les deux faits majeurs sont : l’expansion du Téléphone mobile et les motivations des opérateurs pour couvrir les zones rurales. La conséquence pour les consommateurs est que les zones rurales seront bientôt couvertes à 80%. Le deuxième point que j’évoque maintenant est malheureusement moins rose. C’est le développement marginal d’Internet. Ce n’est pas 10% de la population Africaine qui utilise Internet comme on le dit mais seulement 1 ou 2% qui l’utilise. Les raisons de ce faible taux d’utilisateur se rapportent aux très mauvaises qualités des liaisons et à l’absence de contenu et services adaptés sur Internet. Il faut qu’il y est des contenues Africains ou Burkinabè.
YP : Nous savons que les Tic apportent sa part de contribution au développement des ruraux et pourraient mieux faire. Selon vous, comment peuvent-elles être plus profitables au monde rural ?
J-M B : Les Tic seront vraiment utiles lorsqu’il y aura des services et contenus adaptés sur la santé, la manière d’utiliser les pesticides, en gros, des informations utiles au quotidien.
YP : Quel est votre ambition ou projet pour le monde rural Africain ?
J-M B : Mon ambition est de développer un système d’information adapté pour le monde rural raison pour laquelle j’ai tenu à rencontrer M. Ferdinand OUEDRAOGO pour échanger les plateformes qui existent déjà telles qu’Essoko.
YP : Quand pensez-vous que votre système sera prêt afin que toutes les cibles puissent en bénéficier ?
J-M B : Je ne sais quand ça sera effectif, pour le moment, je travaille sur le projet, et je cherche des partenaires aussi bien techniques que financiers.

Sur ce, toute l’équipe de Yam Pukri souhaite bonne chance à M. Blanchard pour cette belle initiative et lui réitère ses remerciements. 
Source: Burkina-ntic

vendredi 30 septembre 2011

4e école d’été de la francophonie : vers un réseautage plus poussé de la jeunesse francophone à travers le portail jeunesse.


Du 19 au 25 Juillet 2011 s’est tenu au palais des congrès de Nouakchott, la quatrième école d’été de la francophonie sous le thème « Jeunesse, migrations internationales et développement dans l’espace francophone ». Ce sont au total une centaine de participants choisis parmi plus de 400 candidatures venus de toutes les régions de la francophonie qui se sont retrouvés à Nouakchott.
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Les jeunes participant entrain de lire leur serment à la cérémonie d’ouverture
Etaient également présents à l’école d’été les responsables de la francophonie et des experts pour l’animation des ateliers thématiques. Parmi les responsables, on pouvait noter la présence du conseiller spécial du secrétaire général de la francophonie, le Directeur de la jeunesse de la francophonie, le représentant du Directeur général de l’ISESCO et le secrétaire général de la CONFEJES. Quatre ateliers thématiques que sont « le droit des migrants », « l’entreprenariat », l’environnement » et « la coopération au développement des TIC » étaient à l’ordre du jour. Les jeunes participants se sont retrouvés chacun dans un atelier. L’atelier qui retient notre attention dans cet article est celui de « la coopération au développement des TIC » auquel nous avons participé. Animé par l’experte Nnenna Nwakana (nnenna.org) cet atelier a eu pour mission entre autres de réfléchir à la question suivante : comment faciliter le réseautage de la jeunesse francophone à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les participants ont ainsi passé en revue les différents outils et plateforme existants allant des groupes de discussions aux sites portail en passant par les réseaux sociaux. Après cet exercice, les jeunes ont convenu de faire du site portail jeunesse de la francophonie (www.jeunesse.francophonie.org) une véritable plate forme d’échanges et de réseautage de la jeunesse francophone. Pour cela, ils ont formulé des recommandations visant à rendre le portail plus performant et plus convivial. A la fin des travaux de l’atelier, des certificats de participation ont été remis aux jeunes participants.
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Photo de groupe des participants à l’atélier TIC
Réalisé par Inoussa TRAORE, Economiste chargé de projets à Yam Pukri, jeune participant burkinabè à la 4e école d’été de la francophonie.

mardi 16 août 2011

Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet : Lagos 2011


Le Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet s’est tenu cette année à Lagos au Nigéria du 27 au 29 Juillet 2011. 

Placé sous le thème « La promotion du modèle multi-acteurs pour le développement de l’Internet en Afrique », la rencontre a vu la participation effective de plusieurs pays ouest africains que sont : le Nigéria, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, le Ghana, le Libéria, et le Benin.
De nombreux experts et acteurs de l’Internet étaient aussi présents. Ainsi le forum a vu la présence de représentant de l’ICANN, de l’ARC et de Diplo foundation.

Le Burkina Faso était représenté par l’Association Yam Pukri qui assure la coordination nationale des activités sur la gouvernance de l’Internet.
Les discussions ont duré trois jours et ont conduit les participants à la rédaction d’une déclaration finale qui sera publiée sur le site www.waigf.org
Le premier jour du forum a été consacré aux restitutions nationales. Les représentants des différents pays ont ainsi été invités à présenter leurs rapports d’activités 2010-2011. La deuxième journée a été dominée par les exposés des différents experts invités à prendre part au forum. Enfin, la rédaction du communiqué final précédée d’une séance de brainstorming ont été à l’objet du troisième jour. 

Sous la présence effective du secrétaire général du Ministère de l’information et de la communication du Nigéria, la cérémonie de clôture du 3e Forum Ouest Africain sur la Gouvernance de l’Internet est intervenue le Vendredi 29 Août 2011 à Lagos.
Inoussa TRAORE, Représentant de Yam Pukri au Forum

jeudi 21 juillet 2011

Mon curriculum vitae

Etat Civil
Nom : Traoré
Prénoms : Inoussa
Date et lieu de naissance: Né le 02 octobre 1985

Sexe    : Masculin
Nationalité: burkinabè
Situation matrimoniale: Célibataire


Statut professionnel

Consultant, Chargé d’études, de recherche et de formation à Yam Pukri

Spécialités

Economie et Gestion des Entreprises d’économie Sociale et solidaire (Coopératives, groupements, associations et ONG)
Macroéconomiste (Monnaie, finance, Banque)
Management des projets de développement







Adresse :

Tél. : (0226) 50-37-39-74
Cél :  (0226) 71-19-30-49
Mail : inoussa5891@yahoo.fr

Domaines de compétences


—    Gestion et management des entreprises d’économie sociale et solidaire
—    Modélisation économique et Analyse économétrique
—    Dépouillement, Traitement statistique et analyse de données socio-économiques
—    Suivi- Evaluation des projets et programmes;
—    Elaboration et exécution de projets de recherche et recherche action
—    Economie des Technologies de l’Information et de la Communication

Aptitudes


—    Travail sous pression
—    Sens des responsabilités
—    Flexibilité dans les approches
—    Habitude de travail en équipe
—    Capacités communicationnelles

Expériences Professionnelles

Depuis Novembre 2008 :
Chargé d’études, de recherche et de formation à l’Association  Yam Pukri.
Consultant socio-économiste et en évaluation de projets
De septembre à Novembre 2007 et de Avril à Mai 2008 : Stage de 04 mois  à la Banque régionale de solidarité du Burkina (BRS-Burkina)
Etudes et travaux de recherche à Yam Pukri
  • Etude sur le rôle économique et social du secteur informel des TIC en Afrique de l’Ouest et du Centre, sur financement CRDI.
  • Recherche-action sur les chaînes de valeur karité et le développement pro pauvres pour le Réseau Karité des Femmes du Burkina (REKAF), financé par LEI Wageineigen.
  • Evaluation ex ante du projet « développement d’un service économique » pour REKAF.
  • Etude sur les e-services pour le développement du monde rural pour le compte du ministère des postes et des TIC du Burkina Faso.
  • Evaluation du projet Portail sur les initiatives de développement au Burkina Faso
  • Réalisation de plusieurs bases de données.

Recherches Universitaires


Octobre 2007 : Rapport de stage : Etude de satisfaction auprès de la clientèle de BRS-Burkina

Décembre 2008 : Soutenu un mémoire sur le thème « Essai de caractérisation du profil de la clientèle cible de la BRS-Burkina : Cas des clients du secteur des TIC », Mention Très bien.

Juillet 2010 : Soutenu mon mémoire de DEA/Master du Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire en Economie sur le thème « Les effets des technologies de l’information et de la communication sur la croissance économique au Burkina Faso », Mention Très bien.

Formations

Mars 2008 : Formation sur les outils de la micro finance, formation assurée par la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB)
Juin 2010 : Formation sur l’approche CASE (Systèmes et Entreprises Agricoles Compétitifs) formation assurée par IFDC (Centre international pour la Fertilité des sols et le Développement agricole)

Cursus scolaire et universitaire


Décembre 2010 : Inscription en première année de Thèse de Doctorat unique au laboratoire d’Analyse et de Politique Economique (LAPE) du Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherches Economiques et Sociales de l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Ouagadougou.
Septembre 2010 : Inscription en Master Professionnel « Management des Projets de Développement, Innovations et Sociétés » au 2ie en collaboration avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Septembre 2010 : Obtention du diplôme d’Etudes Approfondies en Macroéconomie Appliquée spécialité Economie monétaire bancaire et financière (DEA/Master du NPTCI), Mention Très bien. (Vice major)
Aout à Octobre 2009 : Participé au campus commun des cours à option à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, option Economie Monétaire Bancaire et Financière, Mention Bien.
2007-2008 : Maîtrise en Economie et Gestion des Entreprises d’Economie Sociale et solidaire, Mention Bien, Major de la promotion.
2006-2007 : Licence en Economie et Gestion des Entreprises d’Economie Sociale et solidaire, Mention Assez bien
2005-2006 : DEUG II en Sciences économiques et Gestion, Mention Assez bien
2004-2005 : DEUG I en Sciences Economiques et Gestion, Mention Assez bien
2003-2004 : Baccalauréat série C, Mention Assez bien

 

 

Connaissances Informatiques

Logiciel de traitement de texte (bonne connaissance)        : Word
Tableur           (bonne connaissance)                                   : Excel
Logiciels statistiques (bonne connaissance)                         : SPSS et Epi info

Logiciel de gestion de projet (bonne connaissance)            : Gantt project et Ms Project                        
Logiciel économétrique (bonne connaissance) : Eviews et Stata
Autres                                                             : Power Point et Internet

Langues

Français          : Lu, parlé et écrit.
Anglais           : Lu, parlé (passable) et écrit.
Dioula             : Lu et Parfaitement par
Autres
Chargé de Travaux Dirigés de Statistique à l’Unité de Formation et de recherche en Sciences Economiques de l’Université Ouaga II.
Formateur  en Suivi-évaluation de projets, Gestion Axée sur les Résultats et logiciel de gestion de projets
Formateur en informatique (logiciel de base, statistique et gestion des projets)
Finaliste ACP du concours de rédaction organisé par le Centre Technique et de Coopération Agricole (CTA) et le Projet ARDYIS.
Participation au Séminaire annuel 2010 du CTA à Johannesburgh sur la gestion intégrée des ressources en eau
Participation à un atelier international de formation en Web 2.0 pour le développement agricole et rural des jeunes des pays ACP, organisée par le CTA en collaboration avec le CSIR (Council for scientific and industrial research), Accra du 07 au 11 Mars 2011.
Animation d’une conférence sur la dynamique du secteur informel des TIC à la semaine nationale de l’Internet et des TIC (SNI 2010).
CENTRES D’INTERET
Lecture, Sport

Personnes de références

M. Sylvestre Ouédraogo, enseignant chercheur en économie, Université de Ouagadougou, Président Yam Pukri  association, www.yam-pukri.org  sylvestre.ouedraogo@univ-ouaga.bf
Pr Kako Nubukpo à l’unité de programmation stratégique de l’UEMOA, kakonubukpo@yahoo.com
M.Bengaly Abdoulaye, Chef de service partenariat et études stratégiques à la Banque Régionale de Solidarité du Burkina, abengaly@groupebrs.com.

Je déclare sur l’honneur, l’exactitude des informations fournies.                                          24/06/2011

Les 4e écoles d'été de la francophonie, Nouakchott 2011

Près de 100 jeunes venus de toutes les régions de la Francophonie se sont rassemblés, hier le 19 juillet 2011, au Palais des congrès de Nouakchott, afin de lancer officiellement la 4e édition de l’École d’été de la Francophonie sur le thème « Jeunesse, migrations internationales et développement dans l’espace francophone », qui se poursuivra jusqu’au 24 juillet prochain. 

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Les représentants des jeunes de la 3e École d’été de la Francophonie, M. Désiré HABONIMAY du Burundi et Mme Lurhielle DOSSOU-YOVO du Bénin, ont présenté les actions réalisées au courant de la dernière année. Il a notamment été question des nombreuses restitutions qui ont été menées dans différents pays ainsi que la création de la Radio des jeunes francophones du monde (RJFM) disponible via le site Portail  jeunesse de la Francophonie.  
 
DSC01175Ont pris la parole lors de la Cérémonie, M. Pape Toumané NDIAYE,  représentant le Directeur général de l’ISESCO, M. Youssouf FALL, Secrétaire général de la CONFEJES, M. Ousmane PAYE, Conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie ainsi que le Représentant de la Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. 
 
Le Conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie après avoir   félicité les participants d’avoir été choisis parmi près de 400 candidatures a rappelé aux jeunes participants l’engagement pris par les Chefs d’Etats et de gouvernement de la Francophonie lors du XIIIe Sommet de la Francophonie à Montreux à appuyer la jeunesse. C’est notamment dans ce cadre que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) œuvre à l’élaboration d’une stratégie jeunesse.  
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M. Paye a également mis l’accent sur le choix de la thématique et du pays retenu pour cette 4e École d’été de la Francophonie. En tant que pays de traditions de mobilité des peuples et de migrations, la Mauritanie rassemble toutes les conditions pour y aborder les différents aspects liés à cette problématique. 
 

Enfin le Représentant de la Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports a déclaré ouvert les travaux de cette 4e édition de l’École d’été de la Francophonie, en français et en arabe, démontrant ainsi l’attachement de la Mauritanie à la diversité culturelle et linguistique. 
 
DSC01193Notons que les talents de conteur de Gérard KIENTAGA, lauréat des 6e  Jeux de la Francophonie en 2009, ont su bien divertir et réchauffer la salle. 
 
Pendant les cinq prochains jours, les jeunes leaders chefs de file francophones, encadrés de professionnels, suivront des activités de sensibilisation et des ateliers pratiques autour de plusieurs thématiques importantes : coopération au développement des TIC, création et gestion de micro-entreprise, droits fondamentaux des travailleurs migrants, impact des migrations sur l’environnement. 

Pour rappel, cet évènement d’envergure est organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec la République Islamique de la Mauritanie et avec l’appui de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES). 
 
Suivez ainsi les actualités et débats de cette 4e École d’été de la Francophonie sur la RJFM et sur le forum de discussion via le site portail jeunesse: www.jeunesse.francophonie.org 

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